Un métier à inventer
Ce site présente un ensemble de réflexions, une méthode et des outils pour faire évoluer les Réceptifs vers le tourisme du futur.
Qu'est-ce qu'un "réceptif" ?
...une faute de français !
Réceptif est un adjectif pas un substantif… réceptif n’a pas d’article, on ne peut pas dire, ni le…, ni un… réceptif. C’est pour ça qu’on nous appelle aussi DMC, agence locale, prestataire et même tour-opérateur.
Ce qui caractérise le mieux le réceptif c’est son identité propre, il est unique, parce que le pays ou la région qu’il représente est unique. Son identité se confond avec celle de son pays, ce qu’il propose c’est son pays. Cette unicité est une garantie de connaissances. Réceptif à Cuba, je suis expert de la destination, c’est ce que recherche les clients qui veulent organiser un voyage sur-mesure "sophistiqué". Mais le fait de ne connaître « que » Cuba me coupe aussi d’une grande partie des gens qui souhaitent voyager en général, pas seulement à Cuba. D’autre part, mon expertise ne garantit pas à mon client qui a voyagé à Cuba qu’il trouvera la même expertise auprès d’un autre réceptif pour une autre destination. L’indépendance entre chaque réceptif empêche de transmettre une image de qualité de l’ensemble des réceptifs. Elle transmet une image d’expert de la destination à son client, certes, mais l’empêche à la fois de fidéliser ce client.
Laboratoire
L'expérience du réceptif à Cuba
“Les opinions sur Cuba, ou simplement les informations objectives sur le pays sont rares, car même après plus de 60 ans de blocus américains les « pro » et les « anti » continuent à se bagarrer, souvent à travers des discours politiques et des partis pris obsolètes et rétrogrades, loin de la vraie vie quotidienne des cubains, ceux de Cuba, mais aussi de Miami ou du reste du monde. Se faire le relais, en français, d’un discours plein de bon sens, d’espoir, de culture et de connaissance, c’est toute la prétention du métier de réceptif. Et pour cela, nous donnons avant tout la parole à ceux qui construisent la vie de Cuba, celle d’aujourd’hui et de demain.”
Beaucoup se seront reconnus en lisant ces lignes. Tous les réceptifs du sur-mesure ont pour objectif de faire connaître leur pays, loin des idées reçues largement diffusées par les médias en tous genres. Nous avons un discours en commun, c’est la base de notre métier et de notre philosophie, face au tourisme de masse.
Méthodologie
Pour comprendre notre métier et appliquer des méthodes communes
Même si la technologie prend beaucoup de place dans la gestion de nos entreprises, et qu’elle est un des enjeux principaux dans le tourisme du futur, elle n’est pas suffisante pour combler le vide entre réceptifs et réseaux de vente quels qu'ils soient. Il faut à la fois, la technologie et la méthodologie. La méthodologie est celle des réceptifs, spécifique aux réceptifs. C'est-à-dire qu’il faut littéralement inventer le métier, du moins sa méthode idéale. Le réceptif est une entreprise indépendante. A ce titre, elle possède une clientèle variée. Un réceptif solide doit s’orienter sur différents marchés mais surtout sur différents secteurs d’activités : Individuel, groupe conventionnel, incentive, thématique, affaire… La méthode de travail, et donc le système qu’un réceptif acceptera d’utiliser, devra être capable de gérer tous ses aspects de la production et de la vente.
Technologie
La gestion global du réceptif, lien entre tous les réceptifs et lien avec leurs clients
Avec Mercurio by Odoo nous intervenons directement dans le code source, c'est-à-dire que nous adaptons le système à nos besoins, ceux des réceptifs. La mise en commun de ces besoins grâce à la communauté est donc essentielle pour faire avancer le système dans le bon sens. Un système pour les réceptifs est basé avant tout sur la production, c’est le cœur de notre métier. De là, il faut connecter cette production aux vendeurs, aux producteurs, aux promoteurs pour les aspects spécifiques du réceptifs ; mais aussi à la compta, aux ressources humaines, à la communication en tout genre (courrier, web, chat…) et à la gestion de projet, elle-même reliée à la comptabilité. Il s’agit donc d’un système à la fois commun à toute entreprise et spécifique à l’activité des réceptifs.
Equipe
Des compétences en tout, sauf en tourisme !
Le réceptif est une entreprise complexe. Les flux sont divers, variés et peu répétitifs. La mécanique du réceptif ne se règle pas comme une chaîne de montage dont l'automatisation - après de nombreux réglages - est capable de sortir des milliers de pièces identiques. Dans le voyage sur-mesure, toutes les pièces sont différentes. La difficulté c'est d’optimiser au mieux ces disparités. Pour cela la technologie peut aider énormément, mais l’humain reste un maillon essentiel à toutes les étapes, de la vente à l’exécution des prestations. L’affectif, les rapports humains seront de plus en plus recherchés dans les voyages du futur. Une grande équipe, bien formée, capable autant d’utiliser un système de gestion que d’accompagner les voyageurs dans leur projet, est à la base de notre métier de demain.
Ecole
Pour véritablement créer un métier il faut avoir une école
Je suis opticien de métier. Lorsque j'étudiais, il y a 40 ans, il n’existait que deux écoles d’optique en France dont la mienne, cachée entre les reliefs du Jura, à Morez. Cette école est née de l’initiative des fabricants de lunettes et d'horlogerie du 19eme siècle, concentrés dans les montagnes entre la France et la Suisse pour travailler la micromécanique pendant les longs hivers enneigés. Ils ont créé un métier en créant une école. Elle est toujours le fleuron de l’optique en France.
Une école, c’est l’objectif suprême d’une communauté de réceptifs bien organisée. La complexité du métier, la nécessité de son automatisation, les principes même d’une communauté nous orientent vers le devoir de formation, de pérennité et d’évolution cohérente de notre métier. Une école, c’est la garantie d’un métier reconnu et d’une communauté forte.